A l’ombre: rideau

 

Non, ce n’est plus possible, il ne fait plus assez soleil sur la Normandie pour appeler ce blog « A l’ombre ». Mes origines paysannes me rendent sensible au rythme des saisons. Il faut savoir tenir compte un peu, et même beaucoup, de la nature. Je donne là un conseil de tempérance à mes contemporains, tout en sachant bien que je parle, que j’écris dans le vide, et pour presque personne. Voyons. Combien avez-vous été à visiter ce blog ? Entre 5 et 15 par jour, avec ici et là des petites pointes à 20 voire 25. Et visiter ne veut pas dire lire. Les commentaires ont été rares, en tout cas, sauf de la part d’un fidèle lecteur lui-même bloggeur. Je l’en remercie. La chronique consacrée au film « Inception » a suscité quelques remarques, toutes favorables bien entendu à mon propos. J’ai reçu par ailleurs oralement des avis agréables, des sortes d’encouragements qui n’ont pas été inutiles. Ils ont largement compensé les silences assourdissants de certaines personnes que je croyais amatrices de belles lettres. Sans doute gênées par la gratuité de mes chroniques, dans tous les sens du terme, elles en ont déduit qu’elles  n’avaient aucune valeur. 

Ce qui est faux. Mes chroniques, d’une manière générale, sont dix fois, cent fois plus intéressantes que ce qu’on peut trouver à présent dans la plupart des romans et des essais. Et pour cette raison, tout de même essentielle, que j’écris avec beaucoup de liberté et d’improvisation; ce qui, à la lecture, donne une impression globalement satisfaisante de mouvement, de rythme, de légèreté voire de grâce. Ma gentille et charmante prose n’aurait rien à envier, pour prendre une image, à la tendresse et la douceur rougissante d’une petite communiante qui danserait pour la première fois avec un garçon. En tout cas, elle est tout à l’opposé des « styles » rudes et compassés, de ces sortes de défilés militaires du verbe qui emplissent les livres et les journaux, mettant au garde à vous des millions de lecteurs. Mes chroniques, elles, sont des distractions et des diversions intellectuelles, des digressions, des variations, des ondulations, et autres tergiversations… Bref, l’amour des courbes est la passion qui les inspire. « Oh, comme c’est rond, comme c’est doux, comme c’est lisse… » ai-je encore dit l’autre jour à une élève, pour la féliciter de son devoir, si joliment écrit; le compliment m’a échappé, il paraît que je ne suis pas assez prudent dans le choix de mes adjectifs. Nous vivons tout de même une époque épouvantable sur le plan des bonnes manières. On célèbre des rappeurs haineux et incultes, la télévision montre des gens qui se détestent et qui copulent en s’injuriant, on porte à la tête des états des abrutis et des mafieux, voire pire, et on crie au scandale pour quelques mots de tendresse, évocateurs d’un paradis perdu. Les hommes sont faits pour l’enfer. Sauf quelques-uns.

J’ai toujours été une personne tendre, depuis ma plus tendre enfance jusqu’à maintenant, et si j’écris, c’est pour préserver et perpétuer cette heureuse disposition. Mon métier ne me permet pas toujours, et de moins en moins, cette tendresse; il faut au contraire s’y montrer sévère, ferme, rude, inflexible. La vie en société est décourageante pour les âmes tendres; la mondialisation a généré des comportements d’une violence quotidienne repoussante, mais aussi attirante pour les âmes viles; sans oublier que les nations n’ont jamais été pour autant des modèles de paix et de bonne entente, qu’on lise et relise les romanciers du XIXe. En dehors de peuples et de pays très peu étudiés et très peu connus, je ne vois pas de civilisation ou de culture qui aurait pu attirer mon attention et m’en faire l’heureux spécialiste. Ma connaissance de l’histoire (et de la géographie) se compromet mille fois pour une (comme dirait Braudel) dans des affaires qui très vite me font soupirer; ainsi, tout ce qu’il m’a fallu dire cette semaine à propos de l’Union européenne; quel sujet détestable, et d’un ennui épouvantable ! Je soupçonne parfois les concepteurs de programmes scolaires de vouloir décourager les coeurs et les consciences. Qu’ils se rassurent, ils ont plutôt bien réussi, à tel point qu’on voit des professeurs se remettre en cause quand ils ne parviennent pas à intéresser leurs élèves à des choses parfaitement inintéressantes. 

Et maintenant ? Je m’accorde quelques semaines de réflexion, avant d’ouvrir un nouveau blog (ou le même avec un nouveau titre). Nouveau, mais qui respectera les mêmes qualités et les mêmes principes que ceux évoqués au-dessus; ce n’est tout de même pas à 43 ans, que je vais devenir quelqu’un que je n’ai jamais été ! Je le reconnais, je l’avoue: j’ai une certaine tendresse pour l’homme que je suis. Il n’est pas bon de se fâcher avec soi-même; mille fois pour une, nos erreurs ne sont pas les nôtres, mais celles des autres. Et c’est un grand bonheur, hélas bien rare, d’avoir à ses côtés une personne qui ne se fâche pas avec vous. Comme le chante si bien Luz Casal, avec qui j’ai débuté ces chroniques (et la boucle sera bouclée): « si yo encontrara un alma como la mia, cuantas cosas secretas le contaria, un alma que al mirarme sin decir nada, me lo dijese todo con su mirada, un alma que embriagase con suave aliento, que al besarme sintiera lo que yo siento, y a veces me pregunto que pasaria, si yo encontrara un alma como la mia. » 

                               



A l’ombre des fictions de Céline

 

Malgré quelques passages fort jargonneux, et une quatrième de couverture assez caricaturale sur ce plan, le livre universitaire de Yves Pagès consacré à Louis-Ferdinand Céline (« Céline, fictions du politique », Tel-Gallimard, 2010) constitue une bonne lecture d’automne et de rentrée scolaire, en marge des belles histoires romanesques et des essais bien-pensants à l’eau de rose (dont celui de Luc Ferry, « La révolution de l’amour »). De plus en plus de professeurs, du reste, parmi ceux qui du moins lisent encore un peu, sont touchés par le phénomène d’un embellissement ou d’une édulcoration de leurs approches et connaissances de l’histoire, de la géographie, de la littérature, et des arts, phénomène qui peut s’expliquer par une certaine démoralisation politique et sociale, et par conséquent le besoin de se cultiver d’une façon souriante, divertissante, joviale et jubilatoire. Les auteurs pessimistes ou réactionnaires (par exemple Houellebecq, ou même Philippe Muray ) ne peuvent pas résister à ce besoin, et leurs livres sont aujourd’hui des succès, car ils sont lus sous le régime de l’amusement et de la dérision, parfaitement vidés de leurs entrailles acides ou atrabilaires. Les revues bien-pensantes (Télérama, Les Inrocks, Philosophie Magazine) sont les plus enthousiastes à se féliciter du caractère finalement bien inoffensif et fort reposant de ces auteurs et de ces livres qu’hier encore les institutions du moralisme social et civique (autrement dit quelques professeurs sectaires) condamnaient. Céline lui-même, et surtout lui devrait-on dire, n’échappe pas à cette offensive de la bien-pensance qui se sent en mesure de pouvoir tout contrôler, et de jeter sur l’histoire et les oeuvres du passé un regard de plus en plus indulgent, voire compatissant,  »positif » en tout cas et ne se laissant pas enfermer dans des polémiques « stériles », forcément stériles. Yves Pagès me semble avoir eu cette ambition: parler de Céline sans se focaliser sur son antisémitisme et son collaborationnisme, en parler d’une façon détendue, en étendant la période d’étude, en remontant aux années de la Belle Epoque (1890-1914) pour puiser aux sources des fictions idéologiques de l’écrivain.

La Belle Epoque fut un laboratoire d’idées, de fictions, d’utopies et de luttes sociales, politiques, intellectuelles, facilitées par le développement de la presse et des revues, ainsi que par les progrès de l’instruction publique, pourtant décriée par les anarchistes libertaires, les Proudhoniens, et les rescapés de la Commune (J.Vallès) qui lui préféraient les « voies détournées du savoir » et l’autodidaxie buissonnière. Un esprit populo instruit et curieux s’émancipe alors des leçons de l’école communale et du nouveau catéchisme de la République, l’enfant bachelier se fait insurgé. Paris prend des accents provinciaux, l’intégration sociale et culturelle des « déracinés » renouvelle voire refonde les termes de l’identité nationale, Barrès en appelle à l’émotion des provinces perdues, au « culte du moi »,  plus qu’à la volonté du vivre-ensemble (Renan) et au rationalisme froid d’un « nous » abstrait. C’est dans ce contexte  qu’éclate l’Affaire Dreyfus, dont le succès, si l’on peut dire, est autant révélateur du « puissant regain pamphlétaire » que connait alors une partie de la presse et de la littérature françaises que de la consécration de l’Intellectuel en défenseur de la République laïque. Né en 1894, Céline a d’autant mieux goûté cette ambiance et ces combats de plumes qu’il ne les a découverts que refroidis, et presqu’embaumés. Son imagination du Progrès lui fait voir des cadavres à la chaîne. 

La Grande Guerre fut elle aussi un laboratoire: électrochocs, masques à gaz, chambres à gaz, prothèses… Mutilés et traumatisés ne doivent pas cesser d’être utiles à une société qui a besoin de tous; les utopies anarchistes et libertaires d’un individualisme tempéré par les nécessités joyeuses de l’espèce ont fait place aux réalisations pratiques et mécaniques d’un national-socialisme totalitaire; assurément, comme l’a écrit R. Hess, « le nazisme est une idéologie qui est sortie des tranchées », de même, à un degré moindre, que l’idéologie de Vichy a tiré ses racines familialistes et patriotiques du sol endeuillé de la Grande Guerre. Yves Pagès consacre un chapitre passionnant au « progrès militarisé », où « c’est le docteur Destouches, plus que le futur écrivain, qui dévoile les effets pervers d’une science combattante sur les troupes soldatesques ou émigrées de l’arrière-front économique… Des chambres à gaz aux électrochocs, des services de douches aux stands de tir, Céline a mis en évidence les dispositifs mêmes de la barbarie de son siècle. Témoin de ce rabattement du progrès militarisé sur le corps comme champ de bataille, il a déliré vrai: corps gazés, corps torpillés, corps ciblés, corps parasités, tous ceux-là ont existé…  Devenu rapporteur à la S.D.N, Céline a aussi sondé la part maudite de ce Progrès, son noyau productif: chez Ford, dans les ateliers où se fabriquait la modernité de l’après-guerre. Et qui d’autre que lui aurait pensé à faire le lien entre la grande chaîne des ouvriers de Detroit et le « Gd Guignol » des paralysés et asphyxiés de 14-18 ? … D’un théâtre de la cruauté à son usine standard. D’un dispositif l’autre. » (p. 212). L’historien G. Hardach, cité par Y. Pagès, ne dit pas autre chose, mais autrement: « La production d’armements, avec ses milliers voire ses millions de produits standardisés, se prêtait comme aucune autre à la rationalisation et à la taylorisation du travail. »

De la Belle Epoque brisée par la Grande Guerre, Céline est sorti moins nostalgique que violemment pessimiste, en état d’insurrection intérieure. Pour l’insurrection extérieure, il y a l’idéologie, l’engagement, le parti. Pour l’intérieure, il y a le style. « Ecrivain moins engagé qu’écartelé, écrit Yves Pagès, Céline ne prend pas parti, mais se met en position de faire partie de toutes les parties. » (p. 147). Il faudrait plutôt dire d’aucune partie, car en s’attaquant à tous, communistes, américains, juifs, « vrounzais », nazis, etc., en englobant leurs croyances et leurs valeurs apparemment distinctes voire opposées dans une même fureur collective, dans une même férocité de haines hiérarchiques, l’écrivain a surtout mis en scène son individualisme forcené, transi, exalté, terroriste, à la manière de ces anarchistes de la Belle Epoque (Guérin, Liabeuf, Bonnot) assiégés par les forces de police. C’est à travers cet « anarchisme du mépris », selon Yves Pagès, ou ce qu’on pourrait appeler aussi bien un anarchisme aristocratique (très sensible aussi chez G. Darien), que Céline fustige les masses, leur servitude volontaire, leur soif de dictature, leur haine du vrai progrès, leurs méchancetés, leurs pulsions morbides, leurs délires, et leur offre en guise de miroir à peine déformant ses romans et ses pamphlets. Voilà ! Vous ne me méritez pas, et j’espère que je vais vous faire bien honte. 

Et bien pas tant que ça. Les années ont passé, l’oeuvre de Céline a été copieusement redécouverte et commentée, un air intellectuel satisfait et un brin condescendant flotte désormais sur elle. Céline ? Ha ! ha ! Très drôle, très fin, très virulent, comment dire, jubilatoire cher ami ! Encore heureux qu’on trouve de temps en temps des personnes indignées, outrées, que cette littérature ne fait pas rire du tout, c’est auprès d’elles, grâce à elles, qu’on peut reprendre la vraie mesure de l’oeuvre de Céline, de son scandale, de sa subversion, de sa puissance d’indécence.                         

  

          

           

              



A l’ombre du grand marché

 

Tous les psychologues le disent, notre société est agressive; et chacun peut le constater dans sa vie quotidienne. Les villes sont bruyantes, les transports en commun sont surchargés, dangereux, et ne transportent bien que les microbes. Vous allumez votre radio, dès le matin on y entend des animateurs survoltés, caféinés, cocaïnés, qui parlent de sujets graves avec des accents d’enthousiasme; vous allumez la télé, c’est pire, on ne parle de rien, on fait du bruit, on s’esclaffe, on se goberge, on chérit, on renchérit, on a des traînées de poudre au bout des doigts. Les vacances ? Foules, cris, engueulades. Et je n’évoque là que des maux bénins de notre charmante société de consommation. Des maux faciles à esquiver, il suffit par exemple de ne pas regarder la télé ni d’écouter la radio. Reste que la tentation est forte de s’intéresser un peu aux autres, au monde en général, et d’autant plus que le spectacle de la veulerie collective et des corruptions multiples conforte les consciences individuelles dans leur pureté abstraite, leurs combats fictifs. Emancipé de ses besoins primaires, l’homme moderne occidental devient de plus en plus théorique, il pérore beaucoup sur lui-même, il a des connaissances virtuelles, et son ordinateur le flatte (miroir, mon beau miroir…), enfin il préfère les habitudes sédentaires de sa vie aux égarements du coeur et de l’esprit.    

Des centaines d’articles et de livres ont déjà condamné la mondialisation, et le rôle dominateur qu’y exercent les Etats-Unis, superpuissance prédatrice qui utilise sa monnaie et ses relais financiers internationaux pour infecter les banques centrales encore indépendantes, tels des virus pénétrant dans des ordinateurs jusque-là sains et protégés. Internet a beaucoup contribué à la déstabilisation des échanges et des enjeux financiers; les états et le droit (voire le droit des états) ont été dépassés, englobés, grugés, dévorés de l’intérieur. Exemple de cette corruption en forme de Cheval de Troie, le texte de Constitution européenne que le peuple français a cru pouvoir rejeter en 2005, avant d’en récolter une version encore plus pourrie (Traité de Lisbonne), qui n’a pas été votée. Après avoir été conduite par les états, la France en tête, qui ne cédaient rien de leur souveraineté, conservant leur monnaie et leurs grands services, l’élargissement anglo-saxon, scandinave puis oriental de la construction européenne a favorisé le rôle des marchés et de la privatisation à outrance des entreprises et des banques, d’autant plus que les Etats-Unis, ayant unilatéralement sabordé le système monétaire international de 1944, lançaient leur dollar à l’assaut des autres monnaies et leurs grandes entreprises flibustières contre les coques émoussées du vieux continent. Puis, pour mieux contraindre et disqualifier les gestions nationales, l’Union économique et monétaire, forte et prétentieuse, imposait aux états et gouvernements des mesures de rigueur qui, s’exerçant sur les classes populaires et moyennes, ne devaient pas entraver la poursuite des débauches capitalistes de l’oligarchie cosmopolite. Moralisme et austérité pour le plus grand nombre, grosse nouba et partouze pour l’élite. Des centaines de livres et d’articles, disais-je, pour dénoncer un système qui semble se réjouir des critiques impuissantes qu’il suscite. Et pour cause: ce système n’a pas de responsables ! L’impunité sans frontières !

Ce moralisme austère tient surtout en un mot: le travail. Non seulement le travail en lui-même, mais une « culture du travail » qui gangrène les esprits et les corps, à tel point que les récompenses salariales, plutôt médiocres dans l’ensemble, ne permettent pas de compenser les efforts et les soucis endurés. L’argent gagné paraît même pour beaucoup consacré à perpétuer sous forme de confort domotique et bureautique cette culture du travail qui, même en vacances, et même sous le nom de loisirs, semble inexpugnable. Si les revenus des Français se sont nettement améliorés depuis trente ans (ce que n’a cessé de marteler l’historien libéral J. Marseille), leurs conditions de vie et de travail, ainsi que leurs manières de se comporter et de raisonner, se sont plutôt détériorées. Bien sûr les chiffres manquent pour étayer cette réalité, car nous touchons là aux étendues insondables du psychisme et de la physiologie, où c’est le verbe qui seul permet de dire ce qui est, mais cette réalité n’en est pas moins visible, audible et sensible. Les rapports hommes-femmes, par exemple, si difficiles, si ténus, à toute époque, se sont nettement dégradés au cours des trente dernières années; peut-être y eut-il une « parenthèse enchantée » (années 70), où les hommes, mieux instruits des désirs féminins, se firent plus doux, plus caressants, plus subtils (pas tous), entraînant alors chez leurs partenaires (pas toutes) des récompenses nouvelles et inédites, mais les années 80 ont de nouveau imposé des comportements et des raisonnements agressifs, dus en grande partie à la « culture du travail » insufflée par le libéralisme anglo-saxon. Et sans parler de l’immigration musulmane, véritable gouffre social et culturel.

La petite philosophie que je préconise est la suivante: pas trop de travail, un peu, ce qu’il faut, une trentaine d’heures, pour gagner quelques sous, pour faire société, ne pas sombrer SDF, ne pas rester comme un abruti névrosé dans son coin; mais pas trop de récompense salariale non plus, pour garder une vie studieuse, sérieuse, voire légèrement austère (le genre dandy désuet), pour ne pas tomber non plus sous le charme des femmes cupides, pour garder une grande liberté d’autonomie créatrice (en restant chez soi), et beaucoup de douceur relationnelle voire affective, ponctuée d’humeurs vives, de gestes prompts, d’élans sensuels, et de joies textuelles. A l’ombre du grand marché, donc: quelques concessions à la société de consommation, de l’indulgence et de la souplesse dans l’exercice de son pouvoir d’achat. Mais un non catégorique et formidable à tous les slogans, à toutes les formules creuses de l’Union européenne, à tous les tee-shirts américains, à toute l’idéologie médiatique du travail et des loisirs.                                                          

 

     



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